5 juillet 1962. Le jour où la France a détourné le regard...

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Ce jour-là, à Oran, plusieurs centaines de civils français sont massacrés ou enlevés dans les rues. Des professeurs, des commerçants, des retraités, des enfants. Leur seul crime : être français et avoir choisi de rester sur une terre qui était la leur depuis des générations. 

L’armée française, présente, reste l’arme au pied sur ordre de son chef, le général KATZ.

Soixante-quatre ans plus tard, la plupart des Français n’en ont jamais entendu parler. Pas de plaque, pas de manuel scolaire, pas de date mémorielle. Un massacre effacé du récit national presque aussi vite qu’il a été commis.

Ce 5 juillet 2026, et comme chaque année depuis 40 ans, une centaine de personnes invitée par le GRFDA et la MAFA s’est rassemblée au Mémorial National de la Guerre d’Algérie, à Paris, pour que ces morts ne disparaissent pas une seconde fois — dans l’oubli. D’autres commémorations eurent lieu dans plusieurs villes de France.

Cette année, parmi les gerbes déposées figurait celle de la Présidence de la République. Geste sincère de reconnaissance envers l’histoire des Français d’Algérie, ou signal de circonstance à l’approche des présidentielles ? Quelle qu’en soit l’intention, les familles y voient le fruit d’un combat de plus de 60 ans : celui que mène avec pugnacité la MAFA et le GRFDA pour briser le silence d’État. Lentement, la chape de plomb qui pesait sur l’histoire des Français d’Algérie commence à s’entrouvrir.

Car les faits sont établis. L’historien Jean-Jacques JORDI estime à environ 700 le nombre de civils européens tués ou disparus ce jour-là. En 2022, le Président de la République lui-même déclarait que ce massacre « doit être regardé en face et reconnu ».

Nous ne demandons pas une repentance. Nous demandons la vérité — toute la vérité.

Celle qui n’oppose pas les mémoires mais les rassemble : les 5 625 civils européens et les dizaines de milliers de civils musulmans victimes du terrorisme, les harkis abandonnés et massacrés, tous ceux qui, sur cette même terre, avaient choisi la France.

Preuve de cette avancée : sur intervention de la MAFA, la sénatrice Valérie Boyer a déposé en mars 2025 un projet de résolution visant à reconnaître ce drame. Le député Julien Odoul en a fait de même le 2 juillet 2026 à l’Assemblée nationale. Nous ne doutons pas que notre persévérance portera un jour ses fruits !

Rendre leur nom à ces disparus, c’est le sens de « Graines de Mémoire », la plateforme créée par le GRFDA, la MAFA et SOLDIS (Lien en commentaire)

Tant que justice ne sera pas rendue aux morts d’Oran, notre devoir de mémoire continue.