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L’Histoire supporte mal les récits simplistes. Sétif en est l’un des exemples les plus sensibles.

Le 24/05/2026

Le 8 mai 1945 est une date de victoire pour la France. Mais en Algérie, cette journée reste associée à une tragédie dont la mémoire demeure profondément fracturée. Oui, la répression française qui suivit fut terrible. Oui, elle causa des milliers de m0rts parmi les populations musulmanes. Aucun historien sérieux ne le conteste.

Ce que l’on croit savoir de la guerre d’Algérie mérite parfois d’être réexaminé.

Le 24/05/2026

Bulletin MAFA n°179 : mémoire de l’Algérie française, analyse historique et enjeux contemporains

Page de couverture bulletin 179 MAFA

Commémoration du 26 mars 1962

Le 03/04/2026

Hommage aux 49 morts et à la centaine de blessés de la rue d’Isly à Alger, mitraillés par le service d’ordre de l’armée française alors qu’ils manifestaient pacifiquement.

Conférence d’Alain Lardillier : les colonies agricoles de 1843, entre mythe et réalité

Le 24/03/2026

Dans cette conférence, Alain Lardillier propose une analyse approfondie des colonies agricoles mises en place en 1843, un moment structurant de la politique de peuplement en Algérie. À partir d’un travail de recherche rigoureux, il revient sur les conditions de création de ces implantations et sur les réalités concrètes vécues par les premiers colons.

Hommage au Général François Meyer

Le 25/02/2026

L’an dernier, à l’occasion du lancement de la 3ᵉ édition du Prix « Général François Meyer », nous rappelions le parcours exceptionnel de cet officier dont l’engagement continue d’inspirer.

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Aujourd’hui, alors que la 4ᵉ édition du Prix vient d’être lancée, il est essentiel de revenir sur l’homme dont il porte le nom.

Né en 1933, marqué par l’exode de 1940, François Meyer choisit la voie militaire après Saint-Cyr. Officier de spahis en Algérie (1958-1962), il commande deux harkas.
À la fin du conflit, refusant d’abandonner les hommes qui avaient combattu sous ses ordres, il prend une décision courageuse : les exfiltrer vers la France, en dépit des consignes et des risques encourus.

4ᵉ édition du Prix Général François Meyer : la mémoire en action.

Le 25/02/2026

Ce jeudi 5 février 2026, en présence de Françoise DUMAS, Présidente de la Commission nationale indépendante Harkis (CNIH), et d’Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants, a été officiellement lancée la 4ᵉ édition du Prix Général François Meyer.

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Ce prix distingue des travaux et initiatives engagés pour la transmission de l’histoire et des mémoires liées aux harkis et aux engagements français.

La MAFA était présente, représentée par son président Jean-Félix Vallat, aux côtés des acteurs institutionnels, chercheurs et partenaires mobilisés autour de cet enjeu essentiel.

Ce prix récompense celles et ceux qui travaillent avec exigence, rigueur et engagement pour éclairer notre histoire commune. Il rappelle que la mémoire ne se décrète pas : elle se documente, se transmet et se partage.
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L’édition précédente a distingué deux travaux marquants:

Mohamed Bida pour son ouvrage « 13 jours, 13 nuits. Dans l’enfer de Kaboul ». Officier de police, décoré chevalier de l’Ordre national du Mérite et de la Légion d’honneur, il a dirigé en août 2021 l’évacuation de l’ambassade de France à Kaboul, permettant de mettre à l’abri 2 834 personnes dans des circonstances exceptionnelles. Son parcours, marqué par l’engagement républicain et l’héritage familial d’un père harki, incarne la fidélité aux valeurs de la République et le sens du devoir.

Patrice GEORGES-ZIMMERMANN, pour « L’homme qui faisait parler les tombes ». Son travail revient sur le camp de Saint-Maurice-l’Ardoise où, entre 1962 et 1964, des harkis et leurs familles ont vécu dans des conditions indignes. Soixante-dix personnes, majoritairement des enfants, y ont trouvé la mort et furent inhumées dans un cimetière aujourd’hui disparu.

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La présence de la MAFA lors de cette cérémonie témoigne de sa volonté constante d’être au cœur des initiatives qui font avancer la reconnaissance et la transmission historique.

Nous saluons le lancement de cette nouvelle édition et encourageons toutes les candidatures engagées dans ce travail indispensable.

Alger la Blanche : quand l’architecture devient mémoire

Le 01/02/2026

Il suffit d’un regard porté depuis la baie pour comprendre pourquoi on l’appelle Alger la Blanche.
Le blanc de ses façades, la clarté de ses balcons, la géométrie de ses immeubles tournés vers la Méditerranée composent une silhouette unique, irréelle, où la ville semble se confondre avec la lumière.

À partir du XIXᵉ siècle, l’urbanisme développé par les Français transforme profondément Alger : création du front de mer, percement de grandes avenues, édification d’immeubles haussmanniens, bâtiments administratifs, places et perspectives.
Des édifices emblématiques en témoignent encore aujourd’hui, comme la Grande Poste d’Alger, chef-d’œuvre néo-mauresque, le Théâtre national (ancien Opéra d’Alger), ou encore les élégants immeubles du boulevard Che-Guevara (anciennement "boulevard de la République") longeant la mer .

Vue de la Grande Poste d'Alger

Mais au-delà de la beauté, l’architecture est toujours un langage.
Elle raconte les choix d’une époque, ses ambitions politiques, son rapport à la mer, au territoire, à la société. À Alger, chaque façade, chaque balcon, chaque escalier monumental est une phrase de cette histoire de pierre.

Aujourd’hui encore, ces lignes urbaines structurent la mémoire collective.
On ne traverse pas Alger comme on traverse une ville ordinaire : on y lit les strates du temps, on y devine les continuités et les ruptures, on y perçoit la façon dont la capitale a été façonnée par son chapitre français.

Jardin d'essai du Hamma

Les villes ne sont jamais muettes.
Elles sont des archives ouvertes, offertes à ceux qui savent regarder. Et parfois, c’est dans la blancheur d’un mur, dans l’ombre d’un balcon, dans la courbe d’une avenue que se cache une part essentielle de notre mémoire.

Front de mer et immeubles haussmanniens à Alger

Yves Saint Laurent : un enfant de l’Algérie française façonné par la lumière d’Oran

Le 01/02/2026

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Avant Paris, avant les podiums, avant les icônes de la mode mondiale, il y eut Oran. Yves Saint Laurent y est né en 1936, en Algérie française, et y a passé toute son enfance. Une enfance parfois difficile, marquée par une difficulté à vivre sereinement son homosexualité.

C’est dans cette ville méditerranéenne, alors au cœur d’une société plurielle et cosmopolite, qu’il forge sa sensibilité artistique. Très tôt, il dessine, observe, s’immerge dans le théâtre, la littérature, les échanges intellectuels qui l’entourent.

Oran offrait un spectacle permanent de couleurs et de lumière.
Ceux qui la connaissent le savent : la ville est marquée par un contraste saisissant entre
le bleu profond du ciel et de la mer et le blanc éclatant des façades, des rues, des terrasses baignées de soleil.
 

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Ce paysage visuel, quotidien, structurant, a profondément nourri le regard du jeune Yves.
Plusieurs historiens et observateurs de son œuvre ont souligné combien ce rapport précoce à la lumière, aux contrastes et aux harmonies chromatiques s’est inscrit durablement dans son langage esthétique.

Derrière l’élégance parisienne de Saint Laurent, on retrouve ainsi une mémoire visuelle méditerranéenne :
une manière de penser la couleur, l’espace et la forme héritée de l’enfance oranaise.

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Aujourd’hui, la maison qui l’a vu grandir à Oran est devenue un musée portant son nom, ouvert aux visiteurs — comme un écho vivant de cette jeunesse fondatrice.

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Nos créations sont souvent les enfants silencieux des paysages qui nous ont vus grandir.
Et parfois, ce sont les couleurs qui portent la mémoire.

Et vous, quels paysages ont marqué votre regard d’enfant ?