21 janvier 2008 - Fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie

"C’est la dernière responsabilité qui nous incombe : éviter que nos enfants aient un jour les dents gâtées par les raisins verts de l’oubli. Ecrire et raconter, inlassablement, non pour juger mais pour expliquer. Ouvrir la porte à ceux qui cherchent une trace du passé et qui refusent le silence, repiquer chaque matin le riz de nos souvenirs… Ne pas lâcher prises, jamais, pour celui qui est demeuré dans le Bien et dont l’amour est resté là-bas dans une colline de l’Alma…"

Hélie de Saint Marc (Les sentinelles du soir)

Loi du 23 février 2005, article 3

L’article 3 de la Loi du 23 février 2005 stipulait "Une fondation pour le mémoire de la guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie est créée, avec le concours de l’Etat. Les conditions de la création de cette fondation sont fixées par décret en Conseil d’Etat ".

Un Préfet a été nommé par le Premier ministre, chargé d’établir un rapport et de formuler des propositions. Ce rapport, dont le contenu demeure confidentiel, a été remis depuis plusieurs mois. Le Chef de l’Etat avait indiqué que la mise en place de cette fondation devait constituer l’une des priorités gouvernementales en ce domaine. Il semble depuis que cette mise en place soit différée…

 

Nous entendons veiller à ce que cette réalisation conserve un caractère national tant que la situation ne sera pas clarifiée dans les rapports avec l’Algérie.

Nous demandons aussi que les Français " rapatriés ", acteurs, témoins survivants, familles de victimes de cette " guerre " et de ces combats soient étroitement associés aux travaux de la fondation.

revendications morales

×