21 janvier 2008 - Massacres du 5 juillet 1962 à Oran

"…Nous serons voués à une impuissance totale."

Joseph Katz (plaidoyer " pro domo " paru en … 1997)

Prémonitions bien tardives d’un Général qui, à la tête de quelque vingt mille hommes consignés dans leur cantonnement, assistera impavide au déchaînement de la chasse à l’Européen et au bain de sang dans la ville d’Oran. Ce sinistre 5 juillet, un défilé de l’Armée de Libération Nationale, précédé par des scouts et suivi par une foule hystérique descend vers le centre ville. 11h30, le drame éclate : des pétards sont lancés par des enfants, quelques coups de feu claquent… Aussitôt des rafales crépitent. La décharge publique du Petit Lac enfouira les cadavres les nuits suivantes ; bien d’autres victimes disparaîtront à jamais. Ce n’est que vers 17h que la gendarmerie mobile interviendra, enfin ! Le général Katz arrêtera le bilan à 25 morts, alors que la plupart des témoignages , moins suspects, permettront d’avancer des chiffres allant de 800 à 1 500, invérifiables compte tenu des circonstances.

Le Général De Gaulle déclarait en Conseil des Ministres le 24 mai 1962, selon Alain Peyrefitte : " La France ne doit avoir aucune responsabilité dans le maintien de l’ordre après l’autodétermination… Si les gens s’entre massacrent, ce sera l’affaire des autorités algériennes ".

 

Nous demandons que soit reconnue la part de responsabilité de l’Etat français dans le crime commis le 5 juillet 1962, consistant en un refus délibéré de protection de ses ressortissants et non-assistance à personnes en danger.

revendications morales

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