21 janvier 2008 - Mémorial de la France Outre-mer

"Montrer aux Français d’aujourd’hui qui l’ignorent, à ceux de demain qui pourraient ne pas le lire dans les manuels d’histoire, l’Algérie telle qu’elle fut, telle qu’elle était hier, celle que ses soldats, ces Pieds-Noirs ont bâtie sans contrainte, avec des erreurs parfois, des retouches souvent, mais avec amour dans la fraternisation…"

Bachagha BOUALAM

Le projet de création d’un Centre national où seraient rassemblés les archives officielles, documents, ouvrages, tableaux, films, photographies, qui abriterait des conférences, des spectacles, des expositions permanentes, attractives, destinées à perpétuer la mémoire de l’œuvre civilisatrice accomplie par notre pays outre-mer, a été conçu dans les années 80.

Lasse des atermoiements, la ville de Marseille en a repris la réalisation à son compte. L’Etat a relancé sa participation. Un projet commun a été établi. Les travaux ont été confiés à un conseil scientifique dont la composition a suscité de vives critiques. La représentation de la communauté rapatriés n’a été mise en place que sous forme de portion congrue. L’unique représentante de la communauté " rapatriés " élue au sein du H.C.R a démissionné en raison de son isolement et devant les difficultés rencontrées. Elle n’a toujours pas été remplacée. Nous sommes conscients des menaces qui pèsent sur ce projet qui semble au point mort. Nous rappelons avec amertume que le Mémorial à la Kanaquie, près de trois fois plus coûteux a été réalisé en seulement quatre années et inauguré en 1998.

 

Nous adhérons au projet, tel qu’il nous a été présenté, de mémorial tourné vers le rôle de la France Outre-Mer, accordant une part essentielle à l’Afrique du Nord et notamment à l’Algérie. Nous demandons fermement que la représentation " rapatriés " au sein du Conseil scientifique soit renforcée de façon significative mais surtout aussi écoutée et entendue. Nous souhaitons enfin que les délais annoncés soient tenus.

revendications morales

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