22 janvier 2008 - Reconnaissance de responsabilité dans le rapatriement ou l'exode

"Ces accords d’Evian sont accueillis, c’est indéniable, avec une grande faveur en France et dans la majorité de l’opinion algérienne. C’est enfin la paix. C’est le retour du contingent. C’est la fin d’un service militaire de 27 mois dans des conditions dangereuses et pénibles. C’est apparemment le terme de lourdes dépenses… Faute de protection, la communauté européenne et ses amis sont condamnés à l’exil ou à la mort. La valise ou le cercueil…"

P. MONTAGNON

Textes de base : Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, art. 17 ; Préambule de la Constitution de 1958 ; Loi du 26 décembre 1961 ; Accords dits " d’Evian " du 18 mars 1962

 

Le 19 mars 1962, le gouvernement français de l’époque, violait la constitution toute neuve du 5 octobre 1958 qui proclamait en son article 2 que la France était une République une et indivisible.

Ecartant leurs représentants légaux et légitimes de l’Assemblée Nationale, élus au suffrage universel direct dans le cadre d’un collège électoral unique réunissant toutes les communautés ethniques, il traitait avec les seuls représentants de la rébellion séparatiste en Algérie du prétendu "front de libération nationale" (F.L.N.) sans représentativité légale ou démocratique, ne disposant d’aucune assise territoriale et fort du seul poids de ses crimes, méprisant les citoyens des départements d’Algérie, partie intégrante de la France, fidèles à la République.

A partir du 19 mars 1962, le gouvernement français trahissait son devoir impératif d’assurer la protection des Citoyens français, de leurs biens comme de leur personne.

 

  • Nous demandons fermement que cette date du 19 mars que seule une association d’anciens combattants d’Algérie entend ériger en journée commémorative de la fin de la " guerre " d’Algérie demeure une simple date associative, sans aucune représentation des Autorités ;
  • Nous demandons aussi qu’une loi d’ordre public interdise toute référence à cette date sur les plaques de rue, de place ou de monument commémoratif ;
  • Nous demandons surtout que la Nation reconnaisse, au-delà des souffrances endurées, sa part de responsabilité dans les drames qui ont suivi le cessez-le-feu : fusillade du 26 mars 1962, enlèvements, disparitions et massacres tant des " Européens " que des " Harkis ", massacres du 5 juillet à Oran, notamment, ainsi que dans l’exode.

revendications morales

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