21 janvier 2008 - Terrorisme et attentats

"Abattre un Européen, c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre "

Jean-Paul Sartre (préface de l’ouvrage " Les damnés de la terre ", de Franz Fanon)

Loi n° 99-882 du 18 octobre 1999 ; Code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, article L 488, alinéa 9.

 

Tout au long de la guerre civile d’Algérie, le F.L.N. tente d’asseoir son autorité par la terreur : égorgements, mutilations, tortures… les " Musulmans " fidèles à la France payent un tribut encore bien plus important que les " Européens ". Huit longues années verront se succéder les monstruosités, horrible mélange de cruauté et de sadisme, n’épargnant ni l’âge, ni le sexe. Ce n’est que lorsque la volonté d’abandon du territoire a été distillée puis affichée que la masse de la population a basculé du côté du vainqueur.

Jusqu’au 19 mars 1962, date d’entrée en vigueur du cessez-le-feu, la France a tenté par tous les moyens de mettre fin à ces méthodes de lutte faisant des populations civiles les cibles privilégiées. Parvenue à ce stade, elle y avait d’ailleurs pratiquement réussi. La formule "la France n’a pas su, n’a pas pu les protéger" s’applique effectivement à ces trop nombreuses victimes, tombées tout au long de ces années noires… Après le 19 mars, il est patent qu’elle "ne l’a pas voulu".

 

Si le statut de " victimes civiles de guerre " a été reconnu aux survivants et si certains ayants droit ont bénéficié de pensions à ce titre, la mention " Mort pour la France " n’a été attribuée que dans quelques cas exceptionnels. Nous demandons que des enquêtes soient diligentées pour que certaines victimes civiles du terrorisme soient reconnues " Mortes pour la France " et notamment, les représentants de la France (Elus, Instituteurs, gardes champêtres, membres des Unités Territoriales…)

revendications morales

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