15 juin 2016 - Le zouave de l'Alma

Curieux symbole que ce zouave, stoïquement adossé à une pile de ce pont parisien de l’Alma, l’arme au pied, avec l’eau de la Seine lui arrivant à mi-cuisses...

 

Que ne fait-il comme ses fameux compagnons d’armes qui quittèrent leur cantonnement en Algérie pour s’en aller participer à l’Expédition d’Orient et combattre en Crimée.

2016 06 15 zouavesFace à 40 000 Russes, ils traversèrent la rivière l’Alma le 20 septembre 1854 « avec de l’eau jusqu’aux épaules, élevant au-dessus de leur tête armes et cartouchières pour les conserver intactes », ils livrèrent bataille à Inkermann, puis au pont de Traktir, et quelques mois plus tard prendront la tour de Malakoff à Sébastopol, où le général Mac-Mahon lancera le célèbre « J’y suis, j’y reste ».

C’est ce même Mac-Mahon, devenu président de la République qui en 1875 aurait prononcé ce fameux « Que d’eau, que d’eau » en constatant les graves inondations qui touchaient la ville de Toulouse.  

 

Petite précision : ces zouaves de l’Alma étaient des Français et non des Indigènes algériens, comme on pourrait le croire ou le dire.

Dès le début de la conquête de l’Algérie, en 1830, le général Clauzel avait décidé de prendre à la solde de la France les anciens mercenaires kabyles qui, sous le régime turc, assuraient l’autorité du dey d’Alger et la protection des collecteurs de taxes. Pour la plupart, ils appartenaient à la tribu des Zouaoua, d’où le nom de Zouaves donné aux troupes composant les premiers bataillons indigènes.

Mais, peu à peu, le corps des zouaves va intégrer des volontaires français et devenir une troupe exclusivement française quand seront créés les régiments de tirailleurs algériens.

En 1834, à la tête du bataillon, le commandant Lamoricière va doter les zouaves d’un uniforme oriental devenu célèbre : sarouel, chéchia rouge, ceinture de laine bleue que les zouaves vont porter jusqu’aux premiers combats de la guerre 1914-1918.

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