27 janvier 2010 - Communiqué de presse MAFA en réponse à la FNACA

La FNACA n’a peut être rien oublié mais elle n’a rien appris…

La MAFA a pris connaissance avec indignation et tristesse du communiqué de presse publié le 14 janvier par la FNACA, en réaction aux déclarations officielles de M. Hubert FALCO lors de la cérémonie du 5 décembre 2009.

Rien n’interdit à la FNACA, association d’anciens combattants ayant payé comme d’autres un lourd tribut aux opérations en Algérie, de considérer le 19 mars 1962 comme seule date historique « digne de commémoration » alors que cette date est fêtée comme une victoire sur la France de l’autre côté de la Méditerranée.

La MAFA n’a pas le même sens de la dignité puisqu’une autre date, le 5 décembre, a été officiellement choisie qui ne prête à aucune controverse.

Le 19 mars ne sera jamais le 11 novembre.

Rien ne saurait justifier en revanche les propos agressifs contre les victimes de la fusillade de la rue d’Isly le 26 mars 1962, tombées sous des balles françaises juste une semaine après un cessez le feu qui n’en eût que le nom, commémoré « dignement » par la FNACA !

Le temps est venu de reconnaître la spécificité de la guerre d’Algérie parmi toutes les guerres que notre pays a connu tout au long de son histoire. Cette guerre a en effet mêlé civils et militaires de façon dramatique. Le 26 mars en est une illustration, comme d’autres tragédies antérieures et postérieures au 19 mars. Toutes ces victimes ne sont mortes ni pour l’Algérie ni pour rien. Elles sont bien mortes pour la France, pour une certaine idée qu’elles en avaient, avant et après un cessez le feu virtuel. Elles ont droit au respect et à la mémoire nationale d’un conflit qui fut souvent inextricable pour toutes les populations vivant sur le sol algérien.

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